My Holo Love (Drama Sud coréen Netflix - 2020)

J'ai commencé My Holo love sur Netflix un peu par hasard, après avoir terminé le drama The last empress. Je cherchais une romance sans prise de tête et la bande annonce m'avait donné envie de découvrir les premiers épisodes. Au final, j'ai beaucoup aimé cette série qui traite du développement de des nouvelles technologies et de l'attachement pouvant lier une humaine et une intelligence artificielle.

Han So Yeon souffre de prosopagnosie ce qui la rend incapable de reconnaître les visages. C'est pour cette raison qu'elle reste à distance des autres, même si elle excelle dans son travail. Un jour, elle devient testeuse bêta pour l'hologramme Holo, la création d'un programmeur nommé Go Nan Do. Holo et son créateur partagent la même apparence physique, mais leurs caractères sont diamétralement opposés. Contre toute attente, Han So Yeon va commencer à développer des sentiments amoureux envers Holo.




Lorsque l'on fait la connaissance du personnage d'Han So Yeon, on découvre une jeune femme très solitaire. Son handicap l'empêche de lier la moindre relation puisqu'elle est incapable de reconnaître un visage. La jeune femme doit se fier aux vêtements, au son de la voix, sinon elle est incapable de reconnaître quelqu'un. Elle n'a jamais avoué sa maladie à qui que ce soit, ce qui ne facilite pas ses relations, tant d'un point de vue professionnel que personnel. C'est par un concours de circonstances inattendu que Han So Yeon se retrouve avec les lunettes Holo dans son sac et qu'elle fait la connaissance de l'hologramme. Très vite, elle va s'attacher à Holo, qui va devenir son seul ami. D'autant plus que, contrairement aux autres personnes qui l'entourent, elles parvient à voir le visage d'Holo.

Il faut dire qu'Holo a avant tout été programmé pour satisfaire les besoins de son utilisateur, dans le but d'une commercialisation future. Han So Yeon devient alors testeuse bêta pour la société qui l'a inventé. Elle ignore cependant que le physique d'Holo est identique à celui de son créateur Go Nan Do. Ce dernier débarque dans la vie d'Han So Yeon en même temps qu'Holo, en tant que voisin, dans le but de surveiller sa création et d'empêcher tout vol de la part d'un concurrent. Car cet hologramme révolutionnaire est convoité par les grandes entreprises, ce qui met Han So Yeon en danger. Holo et Go Nan Do sont diamétralement opposés. Holo est  serviable, constamment de bonne humeur, réconfortant et un soutien sans faille envers Han So Yeon. Et c'est tout ce dont a besoin la jeune femme qui a passé une grande partie de sa vie à vivre en marge de la société. Han So Yeon va se reposer énormément sur Holo.





Le drama pose plusieurs interrogations. Une intelligence artificielle est elle en mesure de ressentir des émotions ? Bien entendu, il s'agit d'un drama, tout est donc extrêmement romancé et je doute qu'il existe aujourd'hui une intelligence artificielle aussi « humaine » qu'Holo. Je place bien ce terme entre guillemets, car je ne prétend pas m'y connaître suffisamment en la matière pour donner un avis  éclairé. Toujours est il que l'intelligence artificielle se développe à une vitesse folle, notamment en Asie, et que certaines questions éthiques devront nécessairement se poser face à une telle croissance. Une intelligence artificielle peut être elle dotée d'une volonté propre ? Et dans cette hypothèse, quelles seraient les implications pour l'Homme ? Même si le drama se veut avant tout une romance, il parvient à faire réfléchir le téléspectateur sur l'ensemble des problèmes liés aux nouvelles technologies.

Plusieurs visions vont s'affronter : les industriels qui veulent se servir de l'intelligence artificielle comme d'une arme, les antis intelligence artificielle qui voient Holo comme un danger pour l'humanité et les pros intelligence artificielle qui considèrent Holo comme un moyen d'améliorer la vie des gens. Personnellement, je m'interroge toujours sur le bien fondé de la création d'Holo. Dans le drama, on peut constater que les gens sont complètement accro à Holo et préfèrent lui parler à plutôt qu'à des personnes réelles.




Go Nan do quant à lui a beau être le créateur d'Holo, il a un abord beaucoup plus froid. De la même manière qu'Han SoYeon, le jeune homme a passé ses dernières années en solitaire. Il faut dire qu'officiellement, Go Nan Do est décédé alors qu'il était un adolescent. C'est donc sa sœur adoptive qui gère publiquement la société, pendant qu'il œuvre dans l'ombre. Il ne souhaite s'attacher à personne, ce qui s'explique par une tragédie qu'il a vécu étant enfant. Son seul « ami » est également Holo. Mais Go Nan Do va devoir lui aussi sortir de sa zone de confort au moment où Han SoYeon récupère Holo. En premier lieu, son objectif est de récupérer l'hologramme. Mais contre toute attente, Go Nan Do va tomber amoureux d'Han So Yeon. Il va alors se retrouver pris entre son amour pour la jeune femme, les sentiments qu'elle semble éprouver pour Holo, mais également les sentiments qu'Holo semble développer envers elle. 

Un triangle amoureux un peu étrange va alors se former. Han So Yeon ne connaît pas officiellement Go Nan Do, qu'elle prend uniquement pour son voisin froid et arrogant. Ce dernier cache son visage pour ne pas être reconnu d'elle. Holo quant à lui, cherche à satisfaire les deux personnes qu'il aime le plus. Plusieurs circonstances vont amener Han So Yeon à rencontrer Go Nan Do, qui va même devoir se faire passer pour Holo à plusieurs reprises. Je dois avouer que j'ai été davantage touchée par la relation qui se crée entre Go Nan Do et Han So Yeon qu'entre Han So Yeon et Holo. Peut être justement parce que je ne suis pas parvenue à considérer Holo comme un véritable être humain. Il m'est apparu un peu trop parfait, alors que Han So Yeon et Go Nan Do sont plein de failles, de doutes et que ces éléments rendent plus naturel leur rapprochement. Cela étant, j'ai beaucoup aimé le personnage d'Holo, mais en tant qu'hologramme uniquement. Il a beaucoup aidé Han So Yeon à sortir de cette vie solitaire dans laquelle elle était enfermée. Et il a aidé Go Nan Do à s'ouvrir aux autres et à Han So Yeon. Je le voyais davantage comme un ange gardien de nos deux personnages.




Côté acteurs, j'ai été impressionnée par le jeu de Yoon Hyun-Min, qui interpète à la fois Holo et Go Nan Do.  On fait parfaitement la distinction entre les deux et ce n'est pas seulement lié au style vestimentaire. On sent dans la gestuelle de Yoon Hyun-Min le travail réalisé en amont pour créer deux personnages bien différents. C'est une belle découverte car je ne le connaissais pas du tout. Même chose pour l'actrice
Ko Sung-hee, qui m'a beaucoup touché dans le rôle de cette jeune femme renfermée et triste, qui va peut à peut retrouver sa joie de vivre avec Holo. J'ai hâte de découvrir d'autres dramas avec eux. En revanche, le second lead ne m'a pas plus emballé que ça. L'intrigue entre la sœur de Go Nan Do et le PDG d'une entreprise concurrente était mignonne, mais ne me laissera pas un souvenir impérissable. Probablement parce que l'intrigue se concentre davantage sur le trio Holo/Go Nan Do et Han So Yeon.

Enfin, côté intrigue, le drama ne brille pas nécessairement par son originalité. Sans surprise, les tragédies vécues par Han So Yeon et Go Nan Do se rejoignent pour n'en former qu'une. C'était assez prévisible. De même, on devine facilement la fin. Cela ne m'a pas empêché de passer un bon moment, même si j'ai trouvé que la romance entre Go Nan Do et Han Yo Seon aurait pu être un peu plus développée. Cela étant, après les rebondissements de The Last Empress, c'était agréable de se poser devant un drama feel good.





En conclusion, My Holo Love est un drama au scénario classique, bien que celui-ci nous amène tout de même à nous poser des questions sur l'avenir de l'intelligence artificielle. La romance est prévisible mais mignonne, les acteurs sont convaincants. On passe un bon moment devant cette série qui ne comporte que 12 épisodes et qui est idéal lorsqu'on a envie d'une série feel good.

Touch your heart (drama sud coréen - 2019)



En cette période sombre de l'actualité, la tentation est grande de se poser devant une bonne série pour s'évader un peu. Mais après 2 mois de confinement, vous êtes peut être à court d'inspiration ? Pas de panique, car je vous retrouve aujourd'hui pour vous parler d'un drama feel good qui a fait fondre mon cœur comme un chamallow. Il y a quelques mois, je vous présentais le drama Goblin (par ici). J'avais eu un vrai coup de cœur pour les acteurs principaux, y compris pour le couple « secondaire ». Et bien, un réalisateur a eu la bonne idée de réunir ce couple dans une comédie romantique pleine de douceur et de légèreté.



Oh Yun Seo est une actrice célèbre mais sa vie se détériore le jour où elle se voit impliquée dans un scandale avec l'héritier d'une riche famille. Afin de faire redémarrer sa carrière, elle entend bien décrocher le premier rôle dans le drama d'un écrivain très connu. N'étant pas reconnue pour son excellent jeu d'actrice, son agent lui impose de travailler en tant que secrétaire dans un cabinet d'avocats pendant quelques mois pour se mettre dans la peau de son personnage. Oh Yun Seo est alors forcée de travailler sous les ordres de Gwon Jeaong Rok, un ténor du barreau, pas franchement ravi de devoir faire équipe avec la jeune femme. Ce dernier la voit en effet comme un poids et ne la croit pas capable de devenir une bonne secrétaire. C'est sans compter la détermination de Oh Yun Seo, qui va très vite se révéler pleine de surprise.

                           


Oh Yun Seo est une véritable bouffée d'air frais. De prime abord, elle semble superficielle, voire même un brin naïve. Pourtant, au fil des épisodes, son personnage se révèle plein de profondeur. Derrière son aspect enjoué, Oh Yun Seo tente de cacher les blessures liées au scandale dans lequel elle a été impliquée. Elle a reçu des torrents de haine de la part du public et a du renoncer à ce qu'elle aime par dessus tout, son métier d'actrice. Elle est donc bien décidée à relancer sa carrière afin de vivre à nouveau de sa passion. C'est un personnage qui perd rarement sa bonne humeur. Elle est déterminée et quand Gwon Jeaong Rok la traite plus ou moins d'incompétente, elle n'a qu'une idée en tête, lui prouver l'inverse. Au delà de cette ténacité, c'est un personnage foncièrement gentil, pleine d'empathie, qui fait croire qu'elle a confiance en elle alors que ce n'est pas forcément le cas. Il est difficile de ne pas s'attacher à elle ou de se laisser attendrir par son côté naïf.



Gwon Jeaong Rok est l'exact opposé de Oh Yun Seo. Avocat depuis plusieurs années, il ne semble vivre que pour son métier et n'est pas très doué pour tisser des liens avec qui que ce soit, y compris ses collègues. Se retrouver du jour au lendemain avec une secrétaire ne l'enchante donc pas du tout. Il va tout d'abord se montrer froid et distant avec elle, voire même franchement désagréable. Mais Oh Yun Seo va peu à peu l'apprivoiser, jusqu'à ce qu'il baisse la garde et finisse par s'attacher à la jeune femme. Comme pour Oh Yun Seo, le passé de Gwon Jeaong Rok explique en partie son comportement. Sous ses airs d'ours mal léché, on constate rapidement qu'il tient beaucoup à Oh Yun Seo et qu'il entend tout faire pour la protéger. Il a aussi un côté un peu gauche avec elle et ne comprend pas une fois sur deux pourquoi elle s'énerve contre lui. 



Les avocats du cabinet apportent aussi une touche d'humour au drama. Que ce soit le patron amoureux de Oh Yun Seo, le playboy spécialisé en droit de la famille ou l'avocate qui tombe amoureuse toutes les 5 minutes, chaque personnage s'insère parfaitement dans l'intrigue. Ils vont tous accueillir à bras ouverts Oh Yun Seo et lui permettre de se sentir à sa place. J'ai également beaucoup aimé l'assistant de Oh Yun Seo, qui tient à sa patronne un peu à la manière d'un grand frère.



Mais ce sont clairement les deux acteurs principaux qui portent cette romance. Yoo In-Na et Lee Dong-Wook ont une véritable alchimie à l'écran. C'était déjà palpable dans Goblin mais c'est encore plus frappant dans ce drama. Il n'y a pas un seul épisode où je ne me suis pas retrouvée à sourire bêtement en les voyant tous les deux. Touch your heart est une romance légère et mignonne qui nous offre de très belles scènes. Leur relation évolue progressivement et on voit les personnages s'ouvrir l'un à l'autre pour s'épanouir pleinement. Au delà de cette alchimie, Yoo In-Na et Lee Dong-Wook nous offrent également des scènes très drôles. L'humour est bien présent dans chaque épisode. Côté intrigue, les réalisateurs ont eu l'intelligence d'insérer plusieurs affaires judiciaires résolues par Gwon Jeaong Rok et Oh Yun Seo, ainsi qu'une intrigue secondaire concernant le scandale de Oh Yun Seo. Cela permet à la romance de ne pas s'essouffler trop rapidement. Et si vous avez déjà vu Goblin, vous reconnaîtrez sans doute certains clins d'oeil au drama. A priori, il y a des références à d'autres dramas coréens mais ma culture n'est pas encore assez étendue pour tous les reconnaître.


En conclusion, si vous avez besoin d'une romance douce et légère, avec des personnages diamétralement opposés mais tout aussi attachant l'un que l'autre, je vous conseille ce drama. C'est une comédie romantique feel good comme on les aime !

Memories of the Alhambra (drama sud coréen Netflix - 2018)



Alors, Memories of the Alhambra, de quoi ça parle exactement ? Yoo Jin-Woo (interprété par Huyn Bin) est le PDG d'une société d'investissement en pleine expansion. Il traverse une période très difficile émotionnellement à cause de la ttrahison de son meilleur ami et associé. Un soir, il reçoit un coup de fil d'un jeune programmeur basé en Espagne à Grenade, qui lui annonce avoir inventé un jeu vidéo révolutionnaire qui permettrait de tester une réalité virtuelle augmentée à l'échelle d'une ville réelle. Mais son ancien meilleur ami a aussi été contacté pour présenter une offre. Yoo Jin-Woo se rend alors à Grenade pour rencontrer le programmeur, mais se rend compte que ce dernier a mystérieusement disparu. Il lui a simplement laissé pour instruction de l'attendre dans une auberge dirigée par sa grande sœur Jung Hee-Joo (interprétée par Park Shin-Yye). Yoo Jin-Woo va alors avoir l'occasion de tester le jeu dans la ville de Grenade. Constatant le potentiel mondial d'une telle innovation, il va employer les moyens nécessaires pour mettre la main dessus, quitte à entraîner la belle Jung Hee-Joo dans une situation qui va finir par lui échapper  quand le jeu commence à dérailler et que des vies humaines sont en danger.
 
Memories of the Alhambra, c'est avant tout un scénario ambitieux qui rend difficile de résumer toute l'intrigue en quelques lignes. Ce sont des personnages qu'on apprend à aimer, avec qui on souffre, pour lesquels on a peur. Ce sont des épisodes intenses avec énormément de suspens. Mais il y a aussi beaucoup d'humour au milieu de ce drame et bien entendu une très belle romance qui commence à se profiler entre Yoo Jin-Woo et Jung Hee-Joo. Le scénario m'a vraiment bluffé et j'ai eu beaucoup de mal à ne pas regarder toute la série en une journée, alors que je suis plutôt du genre à laisser traîner mes séries. Avec Memories of the Alhambra, en un mois et demi j'avais terminé la saison et une seule envie, tout recommencer à zéro !



Cette série, c'est aussi un casting incroyable. Comme je vous l'ai dis, je n'avais aucune connaissance en matière de dramas et encore moins d'acteurs coréens. J'ai depuis appris que Hyun Bin (qui interprète Yoo Jin-Woo) et Park Shin-Hye (qui interprète Jung Hee-Joo) sont des stars incontournables en Corée dont la carrière explose en ce moment. Et je peux le comprendre parce que leur jeu m'a bluffé (oui, j'utilise beaucoup ce mot, mais c'est toute la série qui m'a fait cet effet). J'ai hâte de découvrir d'autres dramas avec eux. J'ai trouvé le jeu Hyun Bin excellent, c'est un acteur qui fait passer beaucoup de choses dans son regard et dans sa gestuelle et qui arrive à émouvoir comme à faire ressentir au spectateur sa souffrance.

Park Shin-Hye illumine quant à elle la pièce à chacune de ses apparitions. C'est une actrice bourrée de talents qui en montre toute l'étendue dans des scènes parfois déchirantes. Il y a une très belle alchimie entre eux, ce qui est essentiel dans un genre où, culture oblige, vous ne trouverez pas de scènes de sexe, de baisers trop enflammés ou de marques d'affection trop démonstratives. Cela ne m'a pas dérangé le moins du monde, puisque les acteurs se doivent d'être bons pour transmettre leurs émotions à l'écran sans développer cet aspect.  Il y a de très belles scènes,  teintées de l'humour cynique de Yoo Jin-Woo.




Côté personnages, on découvre au début de la série un Yoo Jin-Woo assez cynique et arrogant, sans doute à cause de son passé chaotique en matière de relation amoureuse et de la trahison de son meilleur ami. Mais son personnage est très bien écrit, au fil des épisodes on découvre ses failles et c'est agréable de le voir progressivement lâcher prise et se rendre compte de ce qui est vraiment important à ses yeux. Jung Hee-Joo, elle, est débrouillarde depuis le décès de ses parents et elle a pris en charge son frère, sa sœur et sa grand mère. Elle a du abandonner son rêve de musicienne et cumule les boulots pour que sa famille survive.

L'arrivée de ce PDG va bouleverser sa vie, mais elle est loin d'être du genre à se laisser marcher sur les pieds et quand elle a une idée en tête, personne ne peut la dissuader de la mener à son terme. C'est typiquement le genre de personnages que j'aime. Elle va voir au délà de ce que Yoo Jin-Woo veut bien montrer à la face du monde tout en restant lucide sur ses défauts et sera prête à lui faire confiance malgré tout. Je ne développerai pas les personnages secondaires, mais eux aussi sont très attachants, notamment la petite sœur de Jung Hee-Joo et un des deux meilleurs amis de Yoo Jin-Woo ainsi que son assistant personnel.


Enfin, Memories of the Alhambra, ce sont des décors exceptionnels. La série a été tournée en sept mois entre Grenade, Barcelone, Terrassa, Gérone mais aussi à Budapest, à Séoul et en Slovénie. On en prend donc plein les yeux à chaque scène. La réalisatrice a une manière de découper ses scènes en alternant entre passé et présent, ce que j'ai beaucoup aimé. Dernier point, la garde robe des acteurs. Ils sont de base tous les deux magnifiques, mais le département costume n'a pas lésiné sur les moyens. Park Shin-Hye est absolument rayonannte dans chaque scène (cela étant, je pense qu'elle serait belle dans n'importe quoi) et Hyun Bin a énormément de style, comme on pourrait s'y attendre de la part d'un PDG d'une multinationale coréenne.

Il faut bien un petit bémol n'est ce pas ? Le seul auquel je pense, c'est la fin ! Même si je comprends le message, j'aurais aimé une fin un peu moins ouverte. Les producteurs ont annoncé lors d'une conférence de presse récente que cette fin pouvait laisser présager une saison 2. Mais c'est rarement la philosophie des dramas d'avoir plusieurs saisons, donc je reste dubitative. 

Goblin : the great and lonely God (Drama sud coréen 2016 - 2017)



Je vous retrouve aujourd'hui pour vous parler une nouvelle fois Drama Sud-coréen, ma nouvelle obsession du moment. Et cette fois je vais vous parler d'une série qui a eu un immense succès en Corée lors de sa sortie en décembre 2016 et qui a battu tous les records d'audience. Et je comprends parfaitement les raisons d'un tel succès. Goblin risque de devenir mon coup de cœur de l'année 2019, que ce soit au niveau du casting, de l'intrigue, de la romance ou encore de son esthétisme. 

 Kim Shin est un général de la dynastie Goryeo (période comprise entre 918 et 1392) qui sert fidèlement son roi, jusqu'à ce que ce dernier, jaloux de sa popularité, décide de l'éliminer. Sa popularité est telle que de nombreuses prières sont dites en son honneur dans l'ensemble du royaume. Dieu décide alors de lui accorder une seconde chance et le transforme en Gobelin, un être immortel chargé de protéger certaines personnes d'une vie de misère. La prophétie énoncée est la suivante : le Gobelin pourra se libérer de cette vie immortelle lorsqu'il aura trouvé sa fiancée, la seule capable de libérer son âme et de lui permettre de trouver la paix. Mille ans plus tard, Kim Shin est devenu dépressif et attend inlassablement cette fiancée. Son seul « ami » est Le Faucheur, un être immortel qui conduit les âmes dans l'eau-delà afin de racheter les péchés qu'il pu commettre dans une vie antérieure. C'est alors que débarque dans sa vie Ji Eun Tak, une lycéenne dont la mère a été sauvée d'un accident de voiture par Kim Shin 19 ans plus tôt. Élevée par une tante acariâtre, Ji Eun Tak a le don de communiquer avec les morts et prétend être la fiancée du Gobelin. L'arrivée de Ji Eun Tak va changer à jamais le destin du Gobelin et des gens qui l'entourent.

 

 
La relation entre Kim Shin et Ji Eun Tak s'installe lentement. Il ne faut pas oublier qu'elle n'a que 19 ans au début du drama et qu'elle est encore au lycée, alors que le Gobelin a plus de 900 ans et l'apparence d'un homme dans la trentaine. Aussi, dans les premiers épisodes, Kim Shin a avant tout un rôle de protecteur envers Ji Eun Tak. Il n'est pas certain qu'elle soit la fiancée du Gobelin, mais il reste touché par son histoire et la protège néanmoins. Quant à Ji Eun Tak, elle ne semble pas plus étonnée que cela de voir débarquer un Gobelin dans sa vie (en même temps quand on voit des fantômes depuis la naissance...). 

Pour elle, le Gobelin représente ce qu'elle n'a jamais eu : une protection et l'espoir d'un avenir plus radieux. Elle le considère comme un ange gardien. Leur relation évolue vraiment en romance au milieu du drama, quand Kim Shin prend conscience de ses sentiments pour Ji Eun Tak et que la jeune femme se rend compte qu'être la fiancée du Gobelin n'est pas simplement une fantaisie, mais qu'elle est réellement amoureuse du Dieu solitaire. J'ai beaucoup aimé cette évolution. Les sentiments qu'ils ont l'un pour l'autre sont présents dès le départ mais ils seront les derniers à en prendre conscience. C'est une romance magnifique.




Quant au couple Faucheur / Sunny...on ne pouvait imaginer couple plus improbable. Le Faucheur est loin d'être un expert en matière de sentiments. Pourtant, la première fois qu'il voit Sunny, il tombe irrémédiablement sous le charme. Il faut dire que Sunny est un vrai rayon de soleil comme son nom l'indique et qu'elle attend le prince charmant depuis des années. 

Elle jette son dévolu sur le Faucheur est n'est pas décidé à le laisser d'échapper. Sauf qu'il est difficile pour le Faucheur d'entretenir une relation amoureuse quand il n'a ni prénom, ni numéro de téléphone et qu'il a oublié l'intégralité de son passé. Difficile de dire à la femme qui l'intéresse qu'il n'est pas tout à fait vivant et que son boulot consiste à conduire les morts dans l'eau delà. Leur romance est à la fois drôle, émouvante mais également très triste, pour des raisons que je vous laisse découvrir.



Concernant les personnages, Kim Shin est un Gobelin qui a vécu seul depuis près de 1000 ans. Il doit vivre avec le souvenir de ses proches disparus et voit inlassablement vieillir les gens dont il est proche. Seul le Faucheur reste dans son sillage depuis toujours. Au début du drama, Kim Shin veut mourir, il est désespéré. Aussi, quand il trouve enfin sa fiancée, il n'a qu'une seule hâte, qu'elle brise la malédiction. Si ce n'est qu'au fil des épisodes, Ji Eun Tak lui redonne progressivement l'envie de vivre. 

Ce Dieu si solitaire entrevoit alors un avenir avec cette jeune femme qui débarque dans sa vie comme une tempête. Kim Shin est vraiment un personnage adorable. Il veut se donner un côté « Dieu immortel » devant Ji Eun Tak alors qu'il se conduit lui même comme un ado amoureux et immature dès qu'elle fait quelque chose de mignon pour lui. Cet équilibre entre dieu immortel protecteur et adulte énamouré en font un personnage attachant, j'ai adoré toutes les facettes de sa personnalité.


  
Ji Eun Tak connaît une évolution en deux temps dans le drama. Au début de l'intrigue, elle a vraiment des réactions d'adolescentes. Mais il faut dire que Ji Eun Tak n'a pas eu la vie facile. Sa mère est décédée quant elle n'avait que 9 ans, elle a été élevée par une tante uniquement intéressée par son héritage et elle n'a pas d'amis au lycée parce qu'elle est prise pour une folle qui entend des voix. Ajoutons à cela le fait que le Faucheur la recherche pour l'emmener, car elle n'aurait même jamais du naître à la base. Dans le genre j'ai la poisse... Depuis que sa mère est décédée le jour de ses 9 ans, Ji Eun Tak a d'ailleurs arrêté de fêter son anniversaire. Mais le jour de ses 19 ans, elle décide de souffler ses bougies et croise la route du Gobelin. 

Pour elle, cette apparition est inespérée. Le Gobelin est beau, riche (oui, elle est un peu vénale, il faut bien l'avouer), il la protège et apparaît dès qu'elle le convoque. Le Gobelin représente cette figure protectrice qu'elle n'a jamais eu. Mais Ji Eun Tak va réellement s'attacher à lui, puis tomber amoureuse. C'est une jeune femme pétillante, toujours de bonne humeur malgré les malheurs qu'elle a pu vivre, foncièrement gentille, même envers ceux qui lui ont fait du mal. Elle apporte une réelle bouffée de fraîcheur dans le drama. Cette bonté ne la quittera jamais et va aider le Gobelin à guérir les blessures de son passé.



Le Faucheur, quant à lui, est hilarant. A part faire son job et se disputer avec le Gobelin, il ne sait pas faire grand chose. Les relations humaines, il n'y connaît rien. Vraiment rien du tout. Il semble très froid et dénué de sentiments au début de l'intrigue. En réalité, c'est un personnage qui souffre énormément. Il ne se rappelle pas son passé et c'est quelque chose qui devient de plus en plus difficile à vivre pour lui. Il aimerait savoir quel péché il a pu commettre pour en arriver là. Voir ce personnage maladroit et triste tomber amoureux, c'était très touchant. J'ai eu un énorme, énorme coup de cœur pour lui. C'est également lié à l'interprétation de Lee Dong Wook, un acteur exceptionnel qui a fait du Faucheur mon personnage préféré de ce drama.

Enfin Sunny, le rayon de soleil de cette série, une jeune femme lumineuse et pourtant tellement triste. Sunny a de la répartie, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, mais il y a pourtant quelque chose qui ne va pas dans sa vie. Elle attend inlassablement quelqu'un. Et ce quelqu'un, ce sera le Faucheur. Sunny va se jeter à corps perdu dans cette relation compliquée. J'ai été tellement touchée par sa gentillesse, que ce soit avec le Faucheur ou avec Ji Eun Tak qu'elle prend sous son aile. J'ai eu tellement de peine pour elle, j'ai rigolé de ses interactions avec le Faucheur, j'ai maudis les scénaristes à certains moments. Je ne peux vous en dire davantage sans vous spoiler, mais Sunny est un personnage à la fois fort et fragile qui va subir beaucoup d'épreuves alors qu'elle mérite simplement d'être heureuse. Yoo In Na était réellement parfaite pour ce rôle.



Ces personnages n'auraient pas pu prendre vie sans un casting exceptionnel. Et mon dieu, quel casting. Lee Dong Wook (le Faucheur) nous offre véritablement une performance incroyable. Personne n'aurait pu incarner le Faucheur comme il l'a fait, tout en nuances, pour le rendre si attachant. Gong Yoo (le Gobelin) nous offre lui aussi un personnage tout en finesse, à la fois fort, protecteur, immature, hésitant, triste et drôle. Je ne peux que m'incliner devant le talent de ces deux acteurs. 

Les lead féminins ne sont pas en reste. Yoo In Na (Sunny) a parfaitement compris l'essence même de son personnage et toutes les batailles intérieures que Sunny doit livrer. L'actrice est lumineuse, je l'adore. Quant à Kim Go Eun (Ji Eun Tak), l'actrice de 26 ans a su se « rajeunir" pour interpréter une lycéenne, puis nous montrer son évolution jusqu'à l'âge adulte. J'ai peut être trouvé qu'elle surjouait un peu parfois le côté gamine, mais il n'en reste pas moins que c'est une belle performance de sa part. Gobelin, c'est donc une série magnifique portée par un quatuor incroyable qui déborde d'alchimie et de bonne humeur.



Oui, parce que si les deux couples ont une alchimie incroyable à l'écran, ce n'est pas la relation que j'ai préféré dans Gobelin. La relation qui l'emporte haut la main, c'est la Bromance entre le Faucheur et le Gobelin. Qu'est ce que j'ai pu rire à chaque fois que ces deux là avaient des scènes ensemble ! Ils font comme si ils ne se supportaient pas alors qu'ils savent pertinemment qu'en tant qu'immortels, ils ne peuvent que compter l'un sur l'autre depuis des centaines d'années. Aussi, quand ces deux là se retrouvent en colocation, c'est à mourir de rire.  L'humour est extrêmement présent dans la série, mais également l'amitié entre ces deux personnages. Une amitié profonde, pas toujours évidente, mais tellement belle. En résumé, c'est un énorme coup de cœur pour cette relation, au travers de laquelle on sent une amitié vraiment sincère entre les deux acteurs. 

Enfin, et je vais quand même m'arrêter là (oui bah quand j'aime bien, j'écris beaucoup...), l'intrigue est géniale. Je n'ai pas vu arriver le twist au milieu du drama. On va de rebondissements en rebondissements avec un fil conducteur présent dès le premier épisode. Chapeau bas aux scénaristes. De la même manière, l'esthétisme de la série est magnifique. On a de très beaux plans sur certains personnages. Les costumes et les décors sont splendides (le budget manteaux du Gobelin et de Ji Eun Tak a du exploser). La BO passe en boucle dans ma voiture. Bref, tous les éléments  réunis pour en faire un petit bijou.



En résumé, Gobelin est une série qui vous fera passer par toutes les émotions : rires, larmes, colère, attendrissement. Vous ne vous ennuierez jamais avec cette brochette de personnages. Les deux romances sont adorables, pleine de moments touchants. La bromance également ! Le casting est incroyable et l'intrigue passionnante. S'il vous plaît, si vous ne l'avez pas encore regardé, donnez lui une chance, car je peux vous assurer qu'il mérite réellement tout le succès qu'il a pu avoir !

The last empress (drama coréen - 2018/2019)



The Last Empress est un drama coréen qui a été diffusé entre novembre 2018 et février 2019 sur la chaîne coréenne SBS. Comprenant 52 épisodes, il est un peu plus long que les formats habituels ( entre 12 et 22 épisodes). Il a connu un énorme succès. Et si je vous en parle aujourd'hui, c'est bien évidemment parce que cette série a été un véritable coup de cœur.

Le concept de base est très original. Nous sommes en 2018 et la Corée du Sud est un pays gouverné par une monarchie constitutionnelle (en réalité, la Corée du Sud est une république constitutionnelle). Oh Sunny est une actrice de comédie musicale qui n'était pas destinée à croiser la route de l'Empereur Lee Hyeok. Pourtant, à la suite d'évènements sombres et rocambolesques, elle épouse l'empereur Lee Hyeok et devient impératrice de Corée. Recluse au sein du Palais, la jeune femme enjouée va vite déchanter en rencontrant la famille impériale et en s'apercevant que son mari est loin d'être celui qu'il prétend être. De complots en intrigues plus sordides les unes que les autres, Oh Sunny va devoir se faire une place pour survivre. La jeune femme se voit également assigner comme garde du corps Na Wang Sik, qui a lui aussi des comptes à régler avec l'empereur Lee Hyeok. Dès lors, Oh Sunny et Na Wang Sik vont devoir s'unir dans le but de détruire la famille impériale.


Ce drama est porté par un scénario d'une très grande qualité. Plusieurs intrigues rythment la série pour finalement se superposer en une seule et même conclusion lors du final. Le suspens et les rebondissements sont présents à chaque épisode. J'ai été surprise à de nombreuses reprises par les révélations offertes par l'intrigue, surtout dans les derniers heures du drama. Il m'aura vraiment tenu en haleine et malgré le nombre d'épisodes, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde en le regardant.

Oh Sunny est, au tout début du drama, une jeune femme enjouée et un peu naïve. Elle a des poster de l'Empereur dans sa chambre et rêve de le rencontrer depuis toujours. Par un heureux hasard, elle est invitée à un déjeuner au Palais où elle fait sa rencontre. Elle lui propose de venir voir la pièce dans laquelle elle se produit. Contre toute attente, ce dernier assiste à la représentation et semble admiratif. Aussi, lorsque plusieurs rendez vous plus tard, Lee Hyeok la demande en mariage, Oh Sunny dit oui, croyant son rêve devenu réalité. Malheureusement, dès son arrivée au Palais, la jeune femme s'aperçoit que son mari n'est pas amoureux d'elle et entretient une liaison avec son assistante, mais aussi que sa belle-mère est un vrai tyran. En réalité, la famille impériale va lui faire subir un véritable calvaire. La jeune fille naïve va alors laisser place à une femme déterminée, bien décidée à dévoiler au grand jour les sombres secrets de la famille impériale. C'est une évolution lente et qui se réalise dans la douleur. Oh Sunny va vraiment souffrir au Palais, mais elle ne perdra jamais sa bonté ni son désir de justice.



Pour l'aider dans sa mission, Oh Sunny peut compter sur Na-Wang Sik, le garde du corps qu'on lui a assigné. Ce dernier a infiltré le Palais car il souhaite se venger de la famille impériale. C'est un personnage qui évolue très vite, porté par sa haine pour l'Empereur Lee Hyeok. Na Wang Sik joue un double jeu en se rapprochant de l'Empereur et en se rendant rapidement indispensable. Il a pour unique but de détruire l'ensemble de la famille impériale. Mais pas Oh Sunny. En tant que garde du corps, il va assister aux humiliations quotidiennes subies par la jeune femme et il va s'attacher à elle. Na Wang Sik va alors tout faire pour protéger Oh Sunny. J'ai eu beaucoup de peine pour ce personnage qui en a bavé à cause de l'Empereur. Pourtant, je n'ai pas réussi à m'attacher à lui autant que je l'aurais voulu. Na Wang Sik a un côté presque trop « parfait ». Il est droit, son désir de justice est implacable, il protège Oh Sunny, il fait toujours ce qu'il faut. Avec tout ce qu'il a vécu, j'aurais préféré un personnage un peu plus sombre, un peu moins parfait et un peu plus fêlé, qui finit par se perdre dans cette vengeance.



Mais mon avis est sans doute biaisé par mon coup de cœur pour le personnage de l'Empereur Lee Hyeok, qui est selon moi le mieux écrit et le plus complexe de ce drama. On ne va pas se mentir, Lee Hyeok a commis des actes impardonnables, immoraux et indéfendables. C'est un personnage détestable au début de l'intrigue et il rejette toujours la faute sur les autres. Je l'ai détesté de toutes mes forces en pensant qu'il était irrécupérable pendant la moitié de ce drama. Et j'ai passé l'autre partie du drama à l'aimer puis à avoir tellement de peine pour lui. Ce personnage est trop complexe pour le décrire en quelques lignes. Son évolution est la mieux menée de la série. Lee Hyeok est plein de noirceur, mais il y a encore de la lumière chez lui. Une lumière que seule Oh Sunny parvient à faire ressortir. Je crois qu'à la fin de la série, il y a une véritable prise de conscience chez Lee Hyeok, s'agissant de sa vie et des erreurs qu'il a commises. Il se rend également compte de ce qu'il ressent pour Oh Sunny, qui quant à elle, a découvert les terribles secrets de son mari. J'ai une petite prédilection pour les méchants et qui ont été abîmés par la vie. Lee Hyeok fait clairement partie de cette catégorie et l'écriture de ce personnage toute en nuances est magistrale.



Je ne ferais qu'évoquer rapidement d'autres personnages qui sont pourtant au cœur de l'intrigue. C'est le cas de Min Yu Ra, la maitresse de l'Empereur, personnage cruel mais également beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît. Bien qu'elle soit mauvaise, j'ai compris ses motivations dans les tous derniers épisodes. IPuis vient Seo Gang Hee, la mère de la Princesse Ari, fille illégitime de l'Empereur, qui manigance sans cesse pour que sa fille monte sur le trône. C'est un personnage détestable et sournois. Mais le pire d'entre eux, c'est bien la mère de l'Empereur Lee Hyeok, qui manipule son fils pour conserver le pouvoir et qui n'a absolument aucune morale. Heureusement, pour contrebalancer cette noirceur, il existe  des personnages attachants, comme le père et la sœur de Oh Sunny, ou encore Lee Yoon, le frère cadet de Lee Hyeok. Ils apportent une touche de fraîcheur.



Car il est vrai que ce suspens et cette noirceur peuvent parfois devenir pesants. Là encore, les scénaristes ont tout prévu en nous offrant des scènes comiques. Et contre toute attente, c'est le personnage de l'Empereur Lee Hyeok qui nous procure la plupart de ces scènes, notamment dans ses échanges avec Oh Sunny. Cela étant, un scénario, aussi bon soit-il, ne serait rien sans ses acteurs. Les acteurs de The Last Empress sont incroyables. Selon moi, le drama est porté par un quatuor d'acteurs :

  • Jang Na Ra, qui, dans le rôle de Oh Sunny, nous offre toutes les nuances de son jeu d'actrice : colère, pitié, tristesse, joie, rage, désespoir. Les scénaristes ne lui auront rien épargnés et elle s'en sort avec brillo. En plus, je la trouve absolument magnifique. Je ne la connaissais pas mais je regarderai ses autres dramas avec un grand plaisir.
  • Mon coup de cœur absolu, Shin Sung Rok, qui est magistral dans le rôle de l'Empereur Lee Hyeok. Ses mimiques, ses gestes, ses expressions....j'ai vraiment été bluffée par son talent. Je connaissais déjà Shin Sung Rok pour l'avoir découvert dans le drama My love who came from the stars, où il incarnait déjà un méchant. Avec le personnage de l'Empereur Lee Hyeok, beaucoup plus complexe, Shin Sung Rok a pu laisser libre cours à son talent d'acteur.
  • Lee Elijah, qui joue le rôle de Min Yu Ra, la maîtresse du roi. Encore un personnage nuancé et complexe. Je ne sais toujours pas si je déteste Min Yu Ra ou si j'ai pitié d'elle. Et l'actrice Lee Elijah y est pour beaucoup. Elle incarne à la perfection l'intriguante prête à tout pour préserver ses intérêts. Une jolie découverte, je ne la connaissais pas.
  • Sin Eun Gyeong, qui incarne le rôle de la mère de l'empereur. J'ignore si cette actrice a une longue carrière derrière elle, mais une chose est sûre, son personnage dans The Last Empress n'est pas passé inaperçu. Elle a su incarner pendant 52 épisodes la méchanceté à l'état pur, sans le moindre remords ni aucune volonté de rédemption.



Enfin, au delà du scénario, je vous conseille The last Empress pour ses décors et ses costumes. Malgré le fait que l'intrigue se déroule en 2018, les costumes traditionnels portés par la famille impériale ont été reconstitués et sont portés à plusieurs reprises. Les hanbok et accessoires sont magnifiques. La garde robe plus moderne de Oh Sunny est également sublime. Quant au tournage a eu lieu sur plusieurs sites protégés en dehors de Séoul. C'est le cas, par exemple, l'extérieur du Palais de Baekje, un véritable petit bijou architectural. Tout est fait pour nous en mettre plein les yeux et nous plonger au coeur de la monarchie.



Le seul bémol de ce drama est la fin réservée au personnage de Na Wang Sik. J'ai appris que le tournage avait été plus long que prévu et que l'acteur était attendu sur un autre drama, donc il n'a pas pu tourner les tous derniers épisodes. C'est un peu dommage car on a un lead dont la fin de l'intrigue, qui est pourtant au centre du drama pendant 50 épisodes, est complètement bâclée. Mise à part pour ce personnage, j'ai été très satisfaite de la fin du drama et de la conclusion offerte. Je n'aurais pas pu imaginer de fin plus cohérente et émouvante (oui, j'ai versé toutes les larmes de mon corps) que celle qui nous a été offerte.

En conclusion, The Last Empress aura été un coup de cœur à tout point de vue : l'intrigue, les personnages, les costumes, les décors. J'ai été conquise de A à Z. Et vous, avez vous déjà vu ce drama ? Est ce que vous avez aimé?